Grève du 29 septembre à Paris : transports paralysés, écoles fermées, le guide pratique
Alors que Paris s’apprête à vivre une journée fortement perturbée, le 29 septembre 2026 s’annonce comme l’une des plus difficiles de l’année pour les transports franciliens. La grève s’inscrit dans une mobilisation plus large de la saison sociale : professeurs, soignants, pompiers et agents du service public sont appelés à arrêter le travail et descendre dans la rue. Mais pour les habitants de la région, c’est surtout la panne des transports qui dominera la journée.
Deux jours de perturbations, une grève qui commence dès lundi soir
La CGT-RATP a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble de l’entreprise, à compter du lundi 28 septembre à 19 heures. Ce timing en deux temps a une conséquence directe : les perturbations ne commencent pas mardi matin, mais dès l’avant-veille à l’heure de l’après-midi. Le préavis couvre l’ensemble des personnels pour une durée illimitée. Autrement dit, les trajets de fin de journée de lundi seront déjà chaotiques, avant que mardi ne devienne vraiment impraticable.
Métros, RER, bus et tramways circuleront en mode dégradé, voire pas du tout sur certaines lignes. La RATP ne s’est pas encore prononcée sur les pourcentages exacts de service maintenu, mais l’expérience des grèves précédentes montre qu’il faudra s’attendre au pire.
Au-delà des transports, écoles et services fermés
Les Parisiens travailleurs dans la fonction publique ou ayant des enfants scolarisés doivent anticiper au-delà du seul problème des trajets. Les perturbations toucheront écoles, administrations et transports à travers l’Île-de-France. Ceux qui ont des enfants scolarisés en collège ou lycée doivent dès maintenant anticiper une solution de garde alternative : proches, voisins, congé ou télétravail. Les fermetures ou réductions d’horaires d’établissements sont quasiment certaines.
Préfectures, mairies et services municipaux risquent de fonctionner au ralenti, voire d’être fermés par endroits. Les urgences hospitalières fonctionneront, mais des consultations et interventions non urgentes pourraient être reportées.
Pourquoi cette grève ? La question du pouvoir d’achat des agents publics
Le motif affiché par les syndicats sort des routines habituelles. Le point central : le gel de l’indice de rémunération. En mi-septembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé qu’il prévoyait de le geler à nouveau, une mesure qui affectera comment les salaires des agents publics seront calculés dans le budget 2027.
Selon l’intersyndicale, 862 000 agents publics touchent un salaire de base inférieur au minimum légal en 2026. La revendication centrale est une revalorisation du point d’indice, mais les revendications spécifiques à la RATP incluent des éléments plus concrets : une prime carburant de 600 euros pour tous les agents, rejetée par la direction.
Comment s’organiser ?
Pour les millions de Parisiens qui devront se déplacer ces deux jours, l’impératif est de préparer l’imprévisible. Consulter l’appli Bonjour RATP ou Vianavigo la veille au soir sera essentiel pour adapter son trajet au dernier moment. Dans beaucoup d’entreprises, la direction fuse déjà par courriel : tout le monde en télétravail mardi. Ceux qui peuvent l’utiliser devraient anticiper cette possibilité avec leur employeur dès maintenant.
À Paris, la manifestation régionale doit relier la Place de la République avec la Place de la Nation, via Bastille. Les déplacements dans ce secteur seront d’autant plus complexifiés par la présence des cortèges. L’automne 2026 s’annonce comme une saison chargée sur le front social en Île-de-France, mais la grève du 29 septembre semble être l’ouverture d’une série possible de mobilisations contre les politiques budgétaires du gouvernement.